Dominique Dalcan
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© ostinato 2023



Dominique Dalcan


Arts visuels




Exposition photo


2024



Un lien entre nous ︎


Dominique Dalcan, artiste pluridisciplinaire par essence, investit à la fois les domaines sonores et visuels, en accordant une grande importance à l’environnement dans lequel il intervient. Musicien dans l’âme, l’audio est au centre de son travail, mais c’est aussi par l’image photographique ou animée — qu’il construit ses œuvres et réalise ses albums.

Dominique Dalcan écoute le monde qui l’entoure, capte ce qu’il entend et voit, puis crée, à partir de cette exploration, en donnant voix et corps à des œuvres sobres, particulièrement profondes et denses. (...)

Avec «Un lien entre nous», p résentées en mai 2024 dans une exposition personnelle à Paris, cette série photographique a été réalisée lors de multiples voyages de l’artiste au Liban, et notamment à Beyrouth. Elles s’inscrivent au cœur de son projet Last Night a Woman saved my Live,une installation audiovisuelle hybride présentée au Centquatre en 2020 et dont le dispositif n’a de cesse depuis d’évoluer selon les lieux de présentation accompagnant notamment la sortie du nouvel album éponyme en 2023, en collaboration avec dix musiciennes et chanteuses du Proche et Moyen Orient et d’Afrique

Ces œuvres prennent racines dans la biographie personnelle du plasticien sonore Dominique Dalcan. Natif de Beyrouth en 1967, le Liban connaît depuis plusieurs années une situation de crise qui entraîne son exil, étant encore nouveau-né.
Ce projet marque donc le retour vers les racines de Dominique Dalcan, l’occasion de créer sur et avec le Liban, et sont le fruit de ses réflexions sur l’exil, la domiciliation et le processus de construction d’un folklore personnel.

Toutes ces photographies sont accompagnées d’une œuvre sonore « Soundwalk in Bayrūt » composée d’enregistrements réalisés lors de déplacements la ville et d’interviews lors de rencontres avec les habitants.



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Last Night A Woman Saved My Life est une œuvre d’urgence qui parle de la schizophrénie de la mondialisation et de l’exil contemporain. Au cœur du projet, on retrouve la condition des femmes - grand-mères, mères, sœurs, filles -, qui subissent les contraintes économiques ou sociales, font face à la guerre, vivent les déchirures... Mais qui, à travers le prisme de Dominique Dalcan reflètent surtout la beauté, la lumière, et l’amour des liens qui nous unissent. 

“Articuler ce qui est séparé, relier ce qui est disjoint”, disait Edgar Morin.
Dominique Dalcan, lui, photographie des architectures lumineuses, des sujets en action : des femmes qui marchent dans la ville, d’autres qui travaillent dans une amanderaie, ensemble; une jeune femme qui affronte l’objectif ; des silhouettes en contre-jour, un vieil homme de dos, ou encore ce pêcheur imperturbable dans le port de Beyrouth et ce garde dans un check- point de fortune...La rencontre a lieu, entre eux et le photographe, mais aussi entre eux et nous qui regardons.
Reste à l’entendre, l’écouter vibrer.

Samantha Barroero (curator)
(Un lien entre nous, Extraits)

Un voyage intime, une quête vers des origines, celles du Liban. De ce voyage est né le projet « Last Night A Woman Saved My life » de Dominique Dalcan. Un lien entre nous n’en est pas une déclinaison mais une porte d’entrée vers un projet où l’artiste utilise chaque médium que cela soit des instantanés photographiques, des fragments sonores, des images animées pour dessiner un récit à voix multiples.

Un récit qui n’est pas centré uniquement sur son histoire personnelle mais pose la question brûlante de « comment vivre ensemble ? Faire communauté ».

La pièce sonore que nous invite à écouter Dominique Dalcan en est une parfaite traduction. Elle est faite de collectes de sons, ceux de la ville; de voix parlées et chantées, d’ambiances sonores et musicales. Et se déploient tels des éléments indiciels où se confondent la quête de sa propre histoire et celui d’un monde réel complexe, fragmenté mais aussi plein d’humanité. Car c’est bien l’humain qui est au centre de cette pièce, ces gens vers lesquels il va à leur rencontre avec une place centrale donnée aux femmes et leurs conditions.

Il n’est pas question d’une forme d’exotisme, de la recherche d’un « pays rêvé » mais bien de l’approcher au plus près de sa réalité où le fantôme de la guerre n’est pas loin comme nous le rappellent subtilement à plusieurs reprises certains témoignages.
Cette pièce à l’image d’un puzzle ou l’artiste invite à nous frayer un chemin en entrant au coeur de la matière tentant de faire lieu de ce pays qu’il n’a pas connu.
Y retrouver pour lui « une forme de double » ? et dessiner peut-être un portrait en creux de ce qu’il est.

Anne-Laure Chamboissier
(curator)www.champsproject.com